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Transformative economies

Premiers pas régionaux vers le FSMÉT

Dans presqu’un an se tiendra le Forum Social Mondial des Économies Transformatrices (FSMÉT), à Barcelone en juin 2020. En conséquence, les réseaux et les associations ou entités ont commencé à s'organiser parallèlement aux premières campagnes et initiatives.

Par exemple, ce vendredi, l'Uruguay organise le Premier Forum National réunissant une multitude d'acteurs autour des principaux axes du FSMÉT: les économies féministes, l’agroécologie, le mouvement des communs et les économies sociales et solidaires. L’idée est de générer un dialogue sur les différentes questions qui conviendront aux groupes présents. Dans le présent cas, il s’agit des membres invités de Asociación para los Derechos Humanos de las Mujeres y el Desarrollo (AWID), de la Red de Agroecología de Derechos de la Mujer, Redes Amigos de la Tierra, Coordinadora Nacional de Economía Solidaria, Asociación Nacional de Empresas Recuperadas por sus Trabajadores. Les membres du réseau de l’Académie des réseaux sociaux et solidaires de la Université de la République d’Uruguay, du Cure-Department Territorial, de l’Environment and Passage, du Réseau international d’économie humaine et de politiques publiques, y sont également inclus.

Lors de la seconde réunion, dont la date doit encore être déterminée, il faudra mettre l’accent sur les mouvements et les paradigmes permettant d’imaginer qu’une autre économie est possible, ou des paradigmes concernant la diversité. Le cas présent, nous inviterons les mutuelles et les entreprises de l’économie circulaire. L'objectif de ces deux réunions est de convenir d'une position commune qui sera ultérieurement présentée à la FSMET

D’un autre coin de la planète, en France, à l’Université Jean Jaurés de Toulouse, se tiendra le Forum régional sur les économies sociales et solidaires de l’Occitan, du 22 au 23 novembre. L’édition de cette année a la spécificité d’être une étape vers le FSMÉT, en raison de cette approche de l’agroécologie, des économies féministes, des biens communs et des économies sociales et solidaires. En outre, il s’intéressera davantage aux politiques publiques, à l’éducation et à la recherche, qui s’articuleront aux axes.

D'autre part, la Plateforme Mercosur de Solidarité Sociale, qui regroupe 16 organisations non gouvernementales et 150 organisations sociales d'Argentine, du Brésil, du Chili, Uruguay et du Paraguay, s'en tient au FSMÉT. C’est la raison pour laquelle la Plateforme organisera un forum régional sur les économies transformatrices du Mercosur du 29 au 30 novembre à Rio de Janeiro.

Campagnes

Or, ces rencontres régionales ne sont pas les uniques pas vers le FSMÉT. Par exemple, la Red Internacional de Educación y Economia Social y Solidaria, de la Campaña por un Curriculum Global de la Economía Social y Solidaria et memebre du Comité de Coordination du FSMÉT, a entamé un sondage en ligne. Les éducateurs sont questionnés sur leur façon d’enseigner l’économie sociale et solidaire, et les gens sont invités à partager des propositions d’éducation spécifiques à débattre dans le cadre du FSMÉT. Le principal objectif est que chaque réseau, espace et fédération les valorise afin que toutes les voix soient représentées au FSMÉT. Il sera possible de répondre au sondage jusqu’à la fin de l’année 2019.  Les résultats seront systématisés et publiés dans le magasine d’économie sociale ES.

D’emblée, de populaires initiatives ont vu le jour tandis que le Gijs Spoor et le Naimeh Ghabaie prévoient effectuer un voyage très spécial. De fait, les avions émettent différents gaz polluants dont le CO2. Ils ont donc décidé de se rendre à Barcelone pour participer au FSMÉT depuis Auroville, en Inde, par voie terrestre en passant par la route historique de la Soie. Le vol d'une personne du New Dehli à Barcelone émet 1,4 tonne de CO2. Cette quantité équivaut à la fonte de 936 tonnes de glace, faisant trois fois le tour du monde en train ou laissant une ampoule à basse consommation pendant le jour et la nuit pendant une décennie. Pour ces raisons, ils ont pris la décision de ne pas employer la voie des airs pour se rendre à Barcelone, mais plutôt d’avoir recours à un moyen de transport moins polluant.